Rythmes scolaires : qu’en pensent les parents ?

Crédit Mychele Daniau / AFP

L’enquête vient de l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), plutôt favorable à la réforme des rythmes scolaires et qui, « soucieuse que cette réforme prenne effectivement en compte l’intérêt des familles », a souhaité mieux connaitre l’avis des parents sur les nouvelles activités pédagogiques proposées aux enfants, leur perception par les parents et leurs enfants, l’impact de la réforme sur l’organisation familiale.

4 000 parents ont participé à l’enquête, par Internet et sur la base du volontariat, c’est un échantillon d’importance correcte pour une étude de ce genre, mais qui n’est donc pas représentatif au sens statistique du terme.

Il est intéressant de noter que 87% des parents participants avaient un enfant scolarisé en primaire avant la réforme des rythmes scolaires, ce qui leur permet de pouvoir comparer avec la semaine de 4 jours. On aurait souhaité qu’ils puissent aussi comparer avec la semaine de 4,5 jours telle qu’elle existait avant sa suppression par Xavier Darcos en 2008, mais cela n’est sans doute pas possible…

Activités périscolaires : inégalités à tout point de vue

Les NAP (nouvelles activités périscolaires) concernent près de 2 enfants sur 3 : 43% y participent tous les jours, 20% certains jours, 37% n’en fréquente pas du tout. 54% des enfants qui participent aux NAP n’ont pas choisi leur activité, et ils participent à 3 activités en moyenne dans l’année.

A la lecture de l’enquête, c’est l’hétérogénéité, voire l’inégalité des situations qui apparait :

- inégalités des formats : pour 38% des enfants, les NAP se répartissent sur 4 jours, 19% sur deux jours, 23% sur une seule journée ;  64% elles ont lieu en fin d’après-midi, 24% après le déjeuner ; on est assez étonné de lire qu’un certain nombre de parents ne sait pas quand ont lieu les activités (9%) ni qui les encadre (27%)… ;

- inégalités de cout : les activités sont gratuites pour 56% des enfants, payantes pour 32% (là encore, 10% des parents ne savent pas !) ;

- inégalités entre élémentaire et maternelle : les enfants scolarisés en maternelle sont plus nombreux à ne pas participer aux NAP (44% contre 34% en élémentaire), leurs parents sont moins nombreux à trouver les activités intéressantes ou amusantes, et plus nombreux à déplorer un manque de communication sur le sujet ;

- inégalités sociales et familiales : les enfants de familles monoparentales, qui sont aussi plus souvent sans activité professionnelle, participent moins souvent aux NAP ; comme le note l’étude, « ce résultat est cependant à regretter pour ces enfants (parents inactifs ou au chômage, et/ou familles monoparentales) car c’est prioritairement à ces enfants que la réforme devait proposer des activités auxquelles ils n’avaient pas forcément accès auparavant. La participation est par ailleurs plus forte quand les activités sont toutes gratuites (75 % de participation contre 60 % quand elles sont toutes payantes). »

Activités proposées

Une perception mitigée des activités périscolaires

- D’après les parents, 77% des enfants aiment les activités proposées (31% toutes, 46% certaines activités). Pour leur part, les parents sont plus mitigés : 47% estiment que les nouvelles activités sont intéressantes ou amusantes, mais 42% pensent l’inverse ;

- 57% des parents trouvent que le personnel encadrant les activités est compétent, près d’1 parent sur 3 pense le contraire, ce qui est tout de même beaucoup ;

- 51% des parents pensent que les locaux sont adaptés (contre 36%), ce qui ne manquera pas de faire sourire les enseignants, majoritairement obligés de laisser leur classe aux activités périscolaires ;

- les 2/3 des parents estiment ne pas être correctement informés concernant les NAP et 77% estiment ne pas avoir assez de contact avec les animateurs qui encadrent les activités.

- les parents sont 35% à considérer que les nouveaux rythmes leurs permettent moins facilement d’entrer en contact avec les enseignants (63% ne voient pas de différence avec la semaine de 4 jours). Les contacts avec les autres parents sont moins fréquents qu’avant pour 31% des parents, aussi fréquents pour 65%.

Bienêtre des enfants et impact sur la vie familiale : ça coince

La question la plus importante est sans doute celle du bienêtre des enfants et là, l’avis des parents est sans appel : 69% des parents estiment que la réforme a eu un effet négatif sur le bienêtre de l’enfant (42% plutôt négatif et 27% très négatif), 13% qu’elle est sans effet particulier et seulement 5% qu’elle a un effet positif 5% effet positif (1% très positif) sur leur enfant.

Bienêtre

L’enquête note que la perception des parents sur ce sujet est directement fonction de la « désorganisation familiale » causée par la réforme. « On constate par exemple que 68 % des parents qui considèrent que la réforme a eu un impact plutôt positif sur l’organisation de leur vie familiale déclarent que la réforme a eu un impact plutôt positif ou sans effet particulier sur le bien-être de leur enfant. Au contraire, quand les parents estiment que la réforme a eu un impact négatif sur l’organisation de leur vie familiale, pratiquement tous déclarent que l’impact est aussi négatif sur le bien-être de l’enfant. »

Or, sur les 79% de parents qui pensent que la réforme a eu un impact sur leur vie familiale, 87% estiment que cet impact est plutôt négatif. Au total, ce sont 69% des parents qui estiment négativement l’impact de la réforme sur la vie familiale. Les principaux changements sont intervenus sur les activités extrascolaires des enfants (62%), sur le travail d’un ou des parents, changement d’horaire (62%), sur la garde des enfants (56%). Notons que seulement 36% des parents estiment que les nouveaux rythmes leur coutent de l’argent (mais on peut considérer que c’est déjà trop, et quand les activités sont toutes payantes, 55% des parents déclarent que la réforme a eu un impact sur leurs finances).

Et l'école, dans tout ça ?

L’enquête note que 47 % des parents souhaitent revoir l’organisation des temps de l’enfant à l’école et que 28 % aimeraient que les devoirs et les leçons soient faits à l’école et non pas à la maison. Les autres attentes concernent la qualité des NAP, pour 25 % des parents et l’information des parents, pour 24 %. En revanche, peu de parents (12 %) souhaitent changer entre le mercredi matin et le samedi matin… On rappellera que l’Académie de médecine, dans son rapport de 2010, plébiscitait la semaine de 4,5 jours avec le samedi matin

Attentes parents

Enfin, il faut tout de même noter la totale absence, dans l’enquête, de questions sur les apprentissages, sur le travail en classe, ou d’une quelconque évolution constatée par les parents dans ce domaine… C’est dommage, c’est un peu le but de l’école, et l’un des objectifs de la réforme. On aurait bien aimé par exemple une question du type : « Pensez-vous que les nouveaux rythmes ont permis de meilleurs apprentissage pour votre enfant ? »

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  • Nolwenn Osaro

    En effet, l'enquête est bien incomplète... quel impact sur les apprentissages?
    Je voudrais aussi souligner autre chose, en tant qu'enseignante remplaçante sur une zone départementale depuis la réforme, je passe dans beaucoup d'écoles et je trouve surtout que les activités reflètent encore trop les moyens qu'a la commune pour les financer.
    Des élèves issus d'un milieu social aisé, résidant dans une commune à "budget NAP non négligeable" vont se voir proposer plus d'activités et le plus souvent gratuitement que les élèves issus de milieux à moindre budget. Je n'en fais pas une généralité car j'ai parfois de bonnes surprises, mais il y a une différence nette.
    Je prends l'exemple des villages très éloignés qui, par leur localisation, proposent déjà moins d'activités de loisirs (en dehors des NAP) aux enfants qui y résident et ces enfants ont souvent des parents en difficulté financière et sans emploi...
    Je vous laisse deviner s'ils viennent aux NAP payantes...
    Cela rejoint l'idée d'impact sur les "inégalités sociales et familiales" et les renforce encore un peu plus...

    • lopezdegwada

      Il est évident que "les activités reflètent encore trop les moyens qu'a la commune pour les financer."
      J'ajouterais, "comme les écoles en général reflètent les moyens qu'a la commune pour les financer."
      Voilà encore un problème global bien français. 36 000 communes de toutes tailles et énormément de petites écoles (plus de 50%, me semble-t-il) où il est bien difficile de mettre en place des activités.
      Il faudra bien arriver un jour aux regroupements en supercommunes (ce qu'ont fait de nombreux pays).
      Le chantier de l'école est aussi le chantier de l'organisation de notre pays.
      On ne résoudra pas un sans avoir résolu l'autre.
      Sinon, on continue, on bricole par ci, par là.
      Donc, rien de surprenant, ces cafouillages.

  • lopezdegwada

    Je crains que chacun donne son avis sur l'organisation scolaire en fonction de sa propre situation de vie quotidienne.
    Il est pourtant nécessaire d'avoir une vision plus globale.

    - les petits élèves français avaient une journée scolaire très, trop longue.
    Il fallait passer à une semaine à 5 matinées pour étaler les 24 heures hebdomadaires. Pédagogiquement, c'est indiscutable.
    Visiblement, ces journées très longues convenaient bien aux parents pour des raisons qui leur sont propres.
    Mais, l'école n'est pas une garderie. Il faudrait dissocier clairement le temps scolaire du temps durant lequel les enfants ne sont pas avec leurs parents.

    -concernant les enseignants.
    Ceux qui étaient le plus opposés au passage à 5 matinées étaient (ou le sont encore) les enseignants de maternelle. Pourquoi ? Mais, tout simplement parce que l'essentiel du travail à la maternelle se fait le matin. Ils devaient donc assurer 5 matinées au lieu de 4. Ce n'est pas très glorieux. Et c'est aussi très significatif du pourquoi des réponses qui peuvent être données lors d'un sondage.

    -les programmes
    Si les enfants sont fatigués par cette nouvelle organisation, il conviendrait aussi de continuer à réfléchir aux programmes, qui ont été bien revus en maths et en français, mais restent infaisables dans les autres matières. Beaucoup d'enseignants, dans la volonté d' assurer les programmes dans chaque discipline ont le nez dans le guidon, enchainent les leçons et demandent aux enfants de suivre un rythme que seuls les meilleurs peuvent suivre.
    Un enfant qui a vécu 5 h 15 d'enseignement dans la journée ne devrait pas à avoir des leçons à faire ensuite. Le travail scolaire doit être fait à l'école.
    Sinon, nous n'avons pas fini de constater la superposition du niveau des enfants avec celui de leurs enfants et l'inégalité de notre école.

    • http://ici.e-jambon.com e-jambon

      Pédagogiquement indiscutable ?

      Étant donné le nombre de fois où l'on revient sur la question en apportant une réponse différente pour le seul système français, "indiscutable" n'est pas l'adjectif approprié.

      • lopezdegwada

        Il est indiscutablement logique qu'il est préférable d'étaler le travail scolaire sur 5 matinées plutôt que 4.

        • http://ici.e-jambon.com e-jambon

          De "Ce n'est pas discutable" à "c'est logique".
          Bref... nous sommes d'accord : discutable n'était pas l'adjectif approprié.

          Notez, j'aurais pu répondre qu'il est indiscutable que l' indiscutablement logique soit discutable. C'eût été plus amusant.

  • nanettebes

    Pour lutter contre la fatigue des enfants, il faudrait limiter le temps passé à l'école en "extra-scolaire" : ceux qui vont à la cantine, à l'étude et au centre aéré le mercredi ont un rythme délirant! : à paris ça donne 24h d'ecole + 10h de cantine + 4h30 de centre aere +6h d'etudes => 20h30 d'extra-scolaire pour 24h d'enseignement... alors 3h de NAP en plus, on est pas à ça prêt! Et croyez moi, il y a beaucoup d'enfants qui sont à l'école de 8h15 à 18h du lundi au vendredi à Paris. Et PERSONNE ne se dit que le problème de fatigue est là...
    Pourquoi ne pas limiter le nombre d'heures "extra scolaires" que les enfants passent à l'école? C'est soit la cantine, soit l'étude, soit le centre aéré mais pas tout! Si les parents travaillent autant, ils peuvent bien payer une baby-sitter qques heures par semaine... Bien sur c'est très pénible à organiser mais c'est l’intérêt de l'enfant!

  • lopezdegwada

    1 Durant quelques années, j'ai été ZIL dans une circonscription qui devait se prononcer sur des changements d'horaires. Mes sources sont donc mes observations. Elles en valent d'autres.
    Alors que les écoles primaires étaient pour, la majorité des écoles maternelles ne voulaient pas que la demi-journée supplémentaire passe du samedi matin au mercredi matin. Et pour cause, dans beaucoup d'écoles le samedi matin, le pourcentage de présence était proche de 0. Je me déplaçais pour manger mes croissants. Je peux concevoir que certains protègent certains avantages, mais, cela fausse le débat dans une vision plus globale. (Une collègue votait contre ce changement car elle faisait ses courses le mercredi matin). Nous sommes bien loin de la réflexion pédagogique.

    2 Que vous ne reconnaissiez pas que la journée d'école française était trop longue me laisse sans voix. Mes souvenirs d'école normale sont lointains, mais une des choses que j'en ai retenu était le temps d'attention des enfants. Si vous êtes enseignante, vous avez surement remarqué que cela ne s'arrange pas (écrans, jeux vidéos, zapping). Les élèves ont de moins en moins de capacité à se concentrer et de moins en moins longtemps) (Pour cela aussi, ce sont mes propres observations)
    Si la journée de classe n'a été que si peu raccourcie c'est avant tout pour une question mathématique considérant le nombre d'heures que doivent assurer les enseignants du 1er degré. Initialement, il était dit que aucun élève ne devait faire plus de 5 heures quotidiennement, devoir compris. Mais, nos politiques ne sont pas très audacieux.

    3 Aucun autre pays au monde ne faisait la semaine de 4 jours et aucun autre pays au monde ne la fera jamais. Nos résultats comparés aux autres pays sont pourtant assez catastrophiques. Et nous devons regarder ce qui se passe ailleurs.
    Vous pensez vraiment qu'il est préférable d'étaler le travail sur 4 jours plutôt que 5 ? Je ne sais pas quoi vous répondre tellement le contraire me parait évident ! Il me semble évident qu'il est préférable d'étaler le travail sur 180 jours plutôt que sur 144.
    Si les enfants sont fatigués, observons ce qui se fait ailleurs.
    Le rythme en Finlande:
    45 min d'enseignement - 15 min de pause - 4 heures par jour
    Le rythme en Espagne:
    3 x 45 min - Récréation de 30 min - 3 x 45 min - 6 heures par jour
    Il saute aux yeux qu'un système optimise les apprentissages tandis que l'autre les empile. Faire 6 heures par jour, c'est empiler.

    4 En ce qui concerne ma méconnaissance du sujet.
    J'ai connu : (dans l'ordre chronologique)
    a) la semaine à 27 heures (6 heures X 4 + 3 heures le samedi matin)
    b) la semaine à 27 heures (6 heures X 4 + 3 heures le mercredi matin)
    c) la semaine à 27 heures ( mais 6 heures X 4 et des vacances plus courtes pour étaler les 3 heures hebdomadaires manquantes)
    d) la semaine à 24 heures (6 heures X 4 )
    e) la semaine à 24 heures (5 heures 15 X 4 + 3 heures le samedi matin )
    f) la semaine à 24 heures (5 heures 15 X 4 + 3 heures le mercredi matin )
    Le d) était surement l'horaire favorisant le plus ma vie sociale.
    Le f) est surement l'horaire favorisant le plus travail scolaire.

    J'ai travaillé dans 5 départements différents (métropole et DOM)
    En tant qu'adjoint en maternelle et dans le primaire, et en temps que ZIL.
    Dans des écoles au niveau scolaire extraordinaire ( meilleure classe de la meilleure école du quartier aisé d'une ville bourgeoise) mais aussi dans ces écoles de quartier sur lesquelles on fait des reportages (trafic de drogue, départ au jihad ...)
    Je suis encore enseignant en CM2 dans une de ces école sous équipée avec une population scolaire ZEP mais non classée en ZEP.
    J'essaie d'avoir une vision globale et non corporatiste.

  • Pascal Burgat

    Je viens de lire ce long article riche en enseignements.
    Je suis maire adjoint d'une petite commune de Haute Savoie et je suis justement en charge de l'organisation des NAP. Les chiffres donnés dans l'article me semblent justes et représentatifs de ce qui se passe dans mon village.
    Lorsque les parents, les enseignants, ou moi, critiquons les NAP, que critiquons nous exactement?
    Tout d'abord, je crois, une réforme imposée, sans réelles concertations. Une réforme qui, si elle n'oblige pas par la loi, oblige "humainement" les mairies à offrir une solution aux parents qui travaillent (ou non) pour garder les enfants pendants les heures laissées libres par la réforme. Les mairies se sont alors improvisées organisateur d'activités périscolaire. Les petites communes comme la mienne, qui ne disposaient pas des structures que peuvent avoir des communes plus grandes ont dû tout inventer en quelques mois. Tout inventer et faire face aux familles insatisfaites de la réforme (sans trop savoir pourquoi d’ailleurs), aux enseignants que l'on prive de salle de classe aux moment des NAP, au pouvoir public qui nous donne peu d'armes ou de solutions pour affronter cette épreuve, car pour les mairies, croyez le, s'en est une.
    Tous ces efforts ne sont pas vains, et nous pouvons même offrir de belles choses aux enfants quand chacun y met de la bonne volonté. Mais comme le suggère la fin de l'article de Monsieur Marboeuf, il est dommage que les questions (légitimes) se posent plus sur la qualité et le choix des activités proposées que sur le bien être des enfants et l'évaluation de la réception des apprentissages depuis la mise en place de la réforme.
    Mon fils était en CM2 lorsque la réforme s'est mise en place. Il ne participait pas aux TAP/NAP. Il était heureux de finir un peux plus tôt tous les jours et pas géné par le mercredi matin travaillé (...dans une ambiance plus détendue). Il a clairement passé une année moins fatigante. Mais il était grand. Qu'aurai-je pensé s'il avait été en maternelle?
    Comme nanettebes (dans le commentaire ci-dessous) je note que de nombreux enfants passent un temps très important en périscolaire. Nouvelle réforme ou pas. Je crois que souvent, les parents ne prennent pas conscience du poids de la collectivité sur les épaules de leurs enfants. Ou ne savent pas comment faire autrement. Ou ne font pas les efforts pour faire autrement. On attend souvent de la collectivité qu'elle prenne en charge nos difficultés. Mais il s'agit de nos enfants, et s'ils sont trop fatigués à l'issue d'une journée, d'une semaine, d'école et périscolaire, c'est à nous parents de trouver des solutions pour leur permettre de se reposer.
    Dans ma région, il est commun que les enfants fatigués passent le week-end au ski, ou en fête de famille, ou en autres activités toutes plus justifiées les unes que les autres. Mais où est la cohérence dans tous ça!!!
    Si j'avais une réponse je la donnerai, mais j'ai beaucoup de questions et peu de solution. Je fais de mon mieux, pour les enfants et les familles de mon village, dans l'espoir d'être utile aux apprentissages, aux plaisirs, à la culture....

    • http://ici.e-jambon.com e-jambon

      Les maires n'ont pas eu de réaction quand les enseignants ont dénoncé le projet et ont fait grève. Au contraire, ils furent passifs et absents du débat.

      Aujourd'hui, à chaque occasion qui se présente, il y a un maire pour réagir sur le sujet.

      Il y a une leçon à retenir, vous ne croyez pas ?