Les 10 idées de l'Europe pour relancer l'attractivité du métier d'enseignant (et pourquoi la France n’est pas près d’y arriver)

(Crédit Gérard Julien / AFP)

La France n’est pas la seule à connaître de grosses difficultés de recrutement dans l’éducation : mis à part l’Irlande, la Finlande et l’Ecosse, les 28 autres pays de l’Union ont eux aussi du mal à recruter leurs enseignants.

Observant les pratiques des 28, plus l'Islande, la Norvège, la Turquie et le Lichtenstein, considérant ce qui fonctionne et ne fonctionne pas, l’Europe fait, dans un rapport qui vient de paraître (en anglais), 10 recommandations pour relancer l’attractivité du métier d’enseignant.

1. Améliorer les méthodes de recrutement des enseignants

La première recommandation de l’Europe et de continuer à recruter, malgré les difficultés, au plus haut niveau d’étude possible. Parallèlement, il faut développer des programmes de pré-recrutement, diversifier les critères de sélection afin de recruter des candidats issus d’autres champs et favoriser les reconversions vers le métier d’enseignant.

Le rapport insiste aussi sur la nécessité de ne pas se contenter, lors du recrutement, du savoir académique disciplinaire : la capacité d’adaptation au public et au contexte professionnel, qui évolue très rapidement, doit être un critère majeur.

En France : depuis la « masterisation » menée sous Darcos, le niveau de recrutement de tous les enseignants français est le master. Problème : à ce niveau d’étude, un enseignant gagne 75% du salaire moyen. Le pré-recrutement n’est pas vraiment privilégié : Hollande a bien mis en place les « emplois d'avenir professeur», mais ils ne garantissent pas un recrutement futur (et ils ont du mal à attirer...). Les reconversions vers le métier de prof ne sont pas rares, mais rien n’est prévu pour les favoriser. Quant au savoir disciplinaire, il s’agit toujours du critère ultra-majoritaire pour le recrutement des profs de collège et de lycée. La capacité d’adaptation, comme tous les critères psycho-sociaux, sont marginaux, voire inexistants dans le recrutement français.

2. Améliorer la formation initiale des enseignants

Il est important, dit le rapport, de créer lors de la formation initiale des profs une synergie entre le savoir académique et les sessions pratiques d’enseignement. De même il faut augmenter les échanges de pratiques entre enseignants et mieux définir, lors de cette période-clé, les missions et les rôles de l’enseignant. L’accent doit être mis sur le travail en équipe, l’évaluation des élèves (principalement l’évaluation formative) et l’enseignement des compétences-clés.

En France, la formation spécifique des enseignants avait été purement supprimée sous Sarkozy, engendrant une vraie catastrophe sur le terrain (situations de burn out des nouveaux profs lâchés en classe sans être préparés, abandon de nombreux stagiaires…). La création des ESPE par Vincent Peillon a permis le rétablissement de la formation initiale, mais leur fonctionnement soulève de nombreuses critiques : la main mise des Universités sur les ESPE, notamment, ne permet pas de garantir comme il le faudrait les sessions pratiques et les stages, pourtant décisifs d’après tous les rapports. Quant au contenu : la réflexion sur le métier existe mais n’est pas suffisante, le travail en équipe est trop peu abordé, l’évaluation des élèves est un serpent de mer national dont le ministre Benoit Hamon, dit-on, voudrait faire SA grande réforme

3. Développer des programmes de stage et l’accompagnement des enseignants débutants

L’Europe insiste sur cet aspect : il faut développer de manière conséquente les stages de pratique, mettre en place une détection précoce des difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants stagiaires et apporter des solutions. Il faut encourager le travail en équipe pour casser l’isolement des enseignants. Il est également primordial de former les chefs d’établissement à l’accompagnement des enseignants débutants. Enfin, il faut développer la coopération entre le département éducation des universités, les tuteurs expérimentés sur le terrain, les directeurs d’établissement et les inspecteurs, et développer un langage et une culture commune à tous ces éducateurs.

En France, les stages existent, même s’ils devraient être plus nombreux, et les stagiaires sont suivis par des tuteurs et des formateurs, de même que les enseignants débutants. Leur accueil et leur intégration varient énormément selon le chef d’établissement, qui n’est pas formé à cela. La coopération entre les différentes institutions et les différents acteurs est très lacunaire. Conséquence : le cadre prévu n’empêche pas les stagiaires et de se trouver régulièrement démunis face aux difficultés rencontrées sur le terrain, surtout que les premiers postes sont souvent les plus durs.

4. Développer et améliorer la formation continue

L’Europe conseille de rendre la formation continue obligatoire, un enjeu "décisif, étant donné la vitesse à laquelle évolue la société et les défis que rencontrent école et enseignants". Elle demande d‘encourager les congés pour formation professionnelle et de prendre en compte les compétences nouvellement acquises dans l’avancement et l’évolution de carrière des enseignants. Il faut également améliorer les conditions de formation continue : possibilités d’expérimenter, structures, documentation…, et améliorer les dispositifs de formation en ligne.

Le rapport insiste sur le fait que renoncer à la formation continue des enseignants en raison de la crise économique serait une erreur, et cite l’exemple de l’Irlande et de l’Ecosse, qui ont mis l’accent sur la formation continue avec succès.

En France : on l’a dit à plusieurs reprises sur ce blog, la formation continue est le parent pauvre de l’éducation française. Réduite à une peau de chagrin sous Sarkozy, elle constitue l’une des déception de la refondation de l’école par Peillon, qui a essentiellement développé des structures en ligne – encore vides de contenu – délaissant la formation présentielle, pourtant indispensable.

Dans les faits, les profs sont le plus souvent obligés de se former seuls, comme ils le peuvent, s’ils veulent continuer à évoluer ou simplement se mettre à jour.

5. Développer et améliorer l’accompagnement des enseignants en difficulté

Le rapport recommande de développer des structures d’accompagnement pour les enseignants rencontrant des difficultés et de former les chefs d’établissement à l’accompagnement de ces derniers.

En France, les enseignants en difficulté sont très peu accompagnés. Aucune structure n’existe, les cadres ne sont pas formés et les soutiens sont alléatoires (collègues ou inspecteur bienveillant…). Quant aux médecins du travail, ils sont 70 pour plus de 800 000 profs. Conséquence, le taux de burn out est très élevé dans la profession (voir aussi ce rapport complet du Sénat), de même que le taux de suicide.

6. Développer la mobilité professionnelle et géographique des enseignants en Europe

Le rapport préconise de faciliter la possibilité pour les enseignants de faire un stage de pratique ou une période d’enseignement dans un autre pays européen tous les 10 ans. Dès la formation initiale, il s’agit de sensibiliser les enseignants à la mobilité et aux analyses comparées des systèmes éducatifs.

En France : la mobilité n’est absolument pas encouragée et se limite à des initiatives confidentielles, l’analyse comparée des systèmes éducatifs est un domaine d'études très intéressant mais qui ne trouve bizarrement pas de prolongement concret dans la formation des enseignants.

7. Améliorer l’évaluation des enseignants

Pour l’Europe, il est primordial d‘évaluer régulièrement les enseignants sur des critères transparents et de leur fournir un retour précis de l’évaluation. Le rapport recommande aussi de lier l’évolution de carrière à l’efficacité des enseignants, à leur investissement et de développer une reconnaissance institutionnelle à la mobilité, à la formation continue et à l’innovation.

En France : c’est un sujet très sensible chez les profs, surtout quand il est correllé à une rémunération au mérite comme c’est le cas dans le rapport de l’Europe. Il faut dire que la culture de l’évaluation, au sein de l’éducation nationale, laisse franchement à désirer : les inspections sont trop rares (tous les 4 à 5 ans en moyenne) et menées le plus souvent de manière autoritaire, sous une forme rarement formatrice ou constructive. La note donnée lors de l’inspection joue dans l’avancement, mais de façon minoritaire. Par ailleurs, on croit savoir que les inspections vont se raréfier dans les mois à venir, précisément afin de diminuer les avancements et donc de faire des économies… Cela en dit long sur le rôle et la conception de l’inspection dans le pays !

8. Améliorer les conditions d’avancement et rendre les salaires plus attractifs

Le rapport préconise de rémunérer les enseignants stagiaires en échange d’un engagement de 8 à 10 ans, d‘augmenter le salaire d’entrée dans la profession pour la rendre plus attractive pour les étudiants brillants et motivés. Il faut également encourager une progression salariale rapide pour les professeurs les plus efficaces / performants et prendre en compte les difficultés de certains environnements (zone d’éducation prioritaire…) par des incitations financières et des évolutions de carrière rapides. Sur tous ces sujets, il est important de développer un dialogue social, note le rapport.

En France : L’augmentation du salaire en début de carrière est une des rares mesures positives du quinquennat Sarkozy. Mais on sait qu’elle a été "rattrapée“ en diminuant la progression salariale les années suivantes afin de rester à masse salariale équivalente : déshabiller Paul pour habiller Pierre qui débute... Malgré cette mesure, le salaire d’entrée reste inférieur à ce que touche ailleurs quelqu’un ayant le même niveau d’étude. Les enseignants français, particulièrement les instits, restent nettement sous-payés par rapport à leurs collègues étrangers, et leur pouvoir d’achat a baissé de 10 % depuis 2000. Côté incitation, Peillon a intégré à son plan ZEP un volet d’incitation financière pour les profs travaillant en ZEP. Quant au dialogue social…

9. Améliorer les conditions de travail

Le rapport recommande d‘améliorer les équipements informatiques et multimédias, leur maintenance. Mais aussi d‘améliorer le ratio élèves / enseignant (taux d’encadrement) en prenant en compte les difficultés et les niveaux des élèves. Enfin, il demande de fournir aux enseignants des infrastructures adéquates : salles de réunion, bureaux…

En France : le moins qu’on puisse dire est qu’on est très à la traîne dans ces domaines ! Le taux d’équipement informatique est l’un des plus mauvais d’Europe, le taux d’équipement en tableaux numériques est très inférieur à ce qui se fait par exemple en Angleterre. La maintenance, mieux vaut en rire qu’en pleurer. Le taux d’encadrement reste l’un des plus élevés de l’OCDE. Quant aux infrastructures, la bonne blague ! Bref, un futur prof doit savoir qu’il travaillera avec des ordi pourris à l’usage bridé par les administrateurs, sans bureau ni salle de réunion.

10. Améliorer l’image de la profession dans la société

En interne, l‘Europe conseille d‘inclure les questions sur l’identité professionnelle dans la formation initiale. Vers l’extérieur, il s’agit de développer une communication authentique, des débats publics sur les questions d’éducation. Il est important de communiquer sur les innovations pertinentes afin de donner une image positive du métier. Plus généralement, il faut améliorer l’image des enseignants en mettant l’accent sur leur professionnalisme. Afin de prendre le pouls, il est important d‘organiser de fréquents sondages d’opinion, fondés sur des échantillons fiables.

Autre point intéressant : il faut former les cadres de l’éducation aux médias, les inciter à nouer des relations constructives avec les médias.

En France : On ne peut que regretter que les débats d’éducation se résument le plus souvent au poids du cartable ou à des faux débats stériles sur les méthodes de lecture. Le professionnalisme des enseignants, leurs innovations ne sont pas franchement mises en valeur par les gouvernements successifs (le pompon pour Darcos qui affirmait que les profs de maternelle n’étaient là que pour changer les couches). A quand une grande émission sur l’éducation à la télévision publique, genre "le magazine de la santé“ ?

Conclusion

On le voit, le rapport de l’Europe explore différents horizons afin de moderniser le métier d’enseignant et de redorer son image afin d’attirer les candidats. On le voit aussi, la situation en France est assez éloignée des recommandations de l’Europe, qui recoupent celles de l’OCDE. Pire, les projections, à partir de ce qui existe et de ce qui est en chantier, n’invitent pas l’optimisme : tout porte à croire que le recrutement des profs va continuer à être problématique.

Cette année, le concours de professeur des écoles a retenu des candidats à 4,17 / 20 de moyenne dans certaines académies, et le CAPES de maths n’a pas permis de pourvoir tous les postes

La baisse du niveau des profs entraînera mécaniquement celle des élèves, surtout si la formation n’y remédie pas, et contribuera à dévaloriser l’attrait du métier. Cercle vicieux…

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  • Orlando Valerie

    Perso, j'ai choisi ce métier dès les bancs du collège. J'ai tout fait pour y arriver : obtenu le BAFA, été animatrice de colo, préparer et obtenu une maîtrise avec option métier de l'éducation, été admise à l'IUFM pour préparer le concours, au cours de cette année, j'ai rédigé un dossier professionnel très riche d'après mes formateurs sur les difficultés de l'apprentissage de la lecture, lors de ma seconde année d'IUFM, j'ai approfondi le sujet avec un mémoire sur le goût de lire en cycle 3. Puis je suis passée de poste en poste en donnant toujours le meilleur de moi-même eu en 8 ans de carrière toutes les classes de la toute petite section de maternelle jusqu'à la cinquième segpa en passant par un an en tant que maître E dans un RASED. Cela fait 4 ans que j'essaie d'obtenir ma mutation, bloquée dans un département parisien ultradéficitaire et en dispo car avec 2 enfants, on ne fait pas toujours ce que l'on veut. Aujourd'hui, j'en ai ras-le-bol d'attendre une mutation qui ne viendra peut-être jamais et ce métier que j'ai choisi, pour lequel je me suis tant investie (même enceinte de 8 mois en congé mater, je remplissais les livrets scolaires du 1er trimestre, sans compter les semaines à 70h et plus de boulot à un mois des vacances scolaires avec une classe de 33 CM2 pour lesquels, chaque correction, chaque dossier ou avis étaient multipliés d'autant, sans parler des rdv avec les parents d'élèves jusqu'à 13 h le samedi après la classe et avec un second rapport d'inspection qui se conclut par "confirme les débuts prometteurs repérés précédemment"), que j'ai aimé je suis à 2 doigts de le laisser tomber alors que partout on entend parler de cette fameuse crise des vocations ! il devient urgent que dans un premier temps notre ministère gère mieux ses ressources humaines. Dans la région que je veux rejoindre, ils n'ont pas assez recrutés, il leur manque 50 postes et bien au lieu de donner une mutation à 50 professeurs des écoles en attente de mutation pour rapprochement de conjoint, ils vont faire appel à des listes complémentaires !

    • ExquiseFrance

      Oui, mais rappelez-vous que c'est sarko qui a supprimé la formation des enseignants et que c'est aussi sarko qui a voulu mettre à la porte sans remplacement les enseignants.

      Arrêtons de mettre la faute sur le gouvernement actuel sur une décision qu’a était pris il y a déjà plus de 3 ans.

      Et c'est aussi sarko qui a voulu supprimer la semaine des 5 jours pour en mettre que 4.
      Sako a beaucoup joué au YOYO, dans beaucoup de domaines.

      • M.

        Pour moi, peu importe qui a fait quoi...

        Ce qu'il faut ce sont des améliorations... et c'est le gouvernement ACTUEL qui peut les apporter (ou pas !)... Pas l'ancien !

        • ExquiseFrance

          Oui, on en oublie les personnes coupables et comme ça on pourra refaire les mêmes erreurs dans quelques années.

          Je suis d'accord avec vous et c'est ce qui se fait actuellement, petit à petit en fonction des disponibilités.

          10 ans de destruction ne se cicatrisent pas d'elle même toute seul si rapidement.

    • M.

      Je vous comprends ! C'est du grand n'importe quoi !
      Ma fille a été envoyée comme professeur des écoles très loin de chez elle.
      Tous les jours elle fait environ 2 h (voire 2h30) de route (et autoroute) et a pour 15 euros de frais d'autoroute... (non remboursés, évidemment !) pour aller enseigner.

      A la rentrée, alors qu'elle allait travailler, un "abruti" a percuté sa voiture avant de prendre la fuite, et ma fille a été hospitalisée (+ arrêts de travail, BLESSURES dont elle ne se remet pas, plusieurs milliers d'euros de frais pour les réparations auto etc...)

      ... Mais PAS de "priorité" pour la rapprocher de son domicile l'an prochain, malgré un grand nombre de certificats médicaux !

      Courage à vous !

      • destartin

        Conseillez à votre fille de se mettre en frais réels, au niveau des impôts. Ca allégera (en partie seulement, certes) la facture.

        • ExquiseFrance

          Sauf que s’il y a 1 euro de faute, c'est la grosse prune et plus chère que la réduction glorifiée par temps de personne.

          Et la réduction et valable que pour une certaine tranche de la population.

        • Karl Liebknecht

          Je crois que ce n'est plus seulement une histoire d'argent là. C'est risquer sa vie parce qu'il n'y a pas de gestion des personnels humaine dans l'éduc'.

  • ExquiseFrance

    Le métier de l'enseignant aura une meilleure attractivité le jour où :

    - les parents seront éduqués correctement
    - les parents arrêteront de vouloir n'importe quoi
    - et le jour où l'on remet au centre le principe d'enseignement pour le bien de l'enfant et de la société.

    Parce que ce n’est pas :
    - en insultant l'enseignement que ça va s'améliorer.
    - en insultant l'enseignant que ça va s'améliorer
    - en étant stupide et ne connaissant rien que ça va s'améliorer.

    Je rappelle que c'est ces mêmes parents d'élève qui ont fait supprimer les travaux des enfants à la maison, parce que cela était trop dur (pour les enfants ou les parents qui ne veulent pas s'occuper de leurs enfants).
    Je n’ai jamais eu de problème avec mes devoirs à la maison.

    Alors sincèrement, ces parents d'élève feraient bien mieux de refaire un peu d'écoles et de vivre dans le peu de l'enseignant quelquefois par ans, histoire de mieux savoir et comprendre ce qu'il y a faire et qu'ils arrêtent de critiques sans construire à tout va.

    B. Hamon a bien raison de leur tenir tête ça devient ridicule ces gamineries.

    Quand j'entends des élus maire UMP qui nous disent, ah oui, mais on n’a pas les finances pour le faire, alors que justement le ministre d'avant PEILLON avait déjà fait en sort de débloqué 50 euros par élèves.
    C'est de la super mauvaise foi d'élus de droite et de leur totale incompétence et mauvaise volonté.

    Surtout que la semaine des 5 jours existait déjà avant et sans problème.

    • didji

      c'est bien là , justement , le serpent qui se mord la queue ou bien de savoir de l'oeuf ou la poule qui a été le premier !!!!

      • ExquiseFrance

        Et beaucoup de gens oublient que l'enseignement n'est ni un jeu, ni une profession.

        Il faut être dévoué et passionné !

        • Aline Fleur-Jaune

          et se battre contre un système pourit sous la menace ou la pression c est ca etre passionne l education national fait tout pour degouter les enseignants alors arreter vos dire en disant qu il faut etre devoué et passionné certe mais avec la conjoncture actuelle des dasen et autre merci
          comment etre devoué et passionné avec les pied les main et la bouche ferme vous faite comment esquise france vous avez réponse a tout et vous avez une assurance incroyable mais quel cause defendez vous vraiment ??????????

  • Elhansali

    Il faudrait peut-être commencé à mieux payer les profs des écoles!!! Faut arrêer avec les motivations telles que : l'amour du métier, la formation, l'évolution de carrière. Ce que les profs français veulent c'est être payés aussi bien que les Allemands!!!!! pas comme des caissière de Carrouf!!!

    • Jane Chambon

      Exact ! Je suis retraitée ainsi que mon mari et il m'arrive souvent de me dire : heureusement que j'ai bossé !!!! Vous imaginez un couple retraité avec une seule retraite de prof ? C'est la misère ! Dieu sait pourtant que ce métier est exigeant (inutile de compter ses heures , arrivée à 50 je me suis arrêtée....). On n'est plus à l'époque des hussards de la République , les études sont longues et les concours difficiles , et on est payés tout juste comme des cadres B...

    • ExquiseFrance

      S’il n’y avait pas la droite au pouvoir, l'enseignement se serait bien porté.

      À vouloir détruire le service public et l'enseignement, la droite en oubli que ça forme notre génération qui va nous précéder.

      • I’m forever alone

        Je dis cela en connaissance de cause, les enseignants avec leur conditions de travail qui se dégrade de plus en plus baisse pour la plupart les bras, un métier qu'ils avaient tant voulu devient une corvée! Avec ceci, je ne dis pas qu'ils enseignent mal , je dis juste qu'ils enseignent de sorte que nous voyons leur détresse , les enfants sont donc moins attentif... Je dis bien sur tout sa après plusieurs observation de cours et donc pour moi , tout sa n'est qu'une roue infernal qui fera peut être si nous ne nous battons pas des générations futures des ahuris? Tout cela à cause d'un gouvernement qui ne comprends pas l'importance de l'enseignement!
        ( future professeure d'histoire)

        • I’m forever alone

          J'ai remarqué des fautes dans ce commentaires... N'y faites pas attention...

  • Marinette Schmitt

    "...pas près d'y arriver...." ou bien.... "pas prêt à y arriver...". Confusion fréquente entre "près de" (localisation), et "prêt à" " prête à" (caractérisation). C'est quand même pas sorcier, bon dieu !!!!

    • Lucien Marboeuf

      Vous avez parfaitement raison, je bats ma coulpe ! 😉

  • Jane Chambon

    Il faut savoir quand même que l'échelle indiciaire des professeurs des Ecoles est LA MÊME que celle des enseignants de collèges et de lycée...On parle beaucoup du Primaire en ce moment à cause des "réformes" qui sont dans l'air , mais il serait bon de parler des autres enseignants , les "primes" sont misérables...On continue à considérer ce métier comme un sacerdoce...Alors il y a les fameuses vacances !!!! Perso j'aurais bien préféré travailler 35 à 39 heures et n'avoir que Les 5 semaines de congé...

    • Lucien Marboeuf

      L'écart de traitement entre profs du premier et du second degré est tout de même le plus élevé de l'ocde !...

  • MarJac

    Je ne sais comment corriger discrètement le “prendre le poult” en “prendre le pouls”... 😉

    Et sinon, ces dix recommandations me paraissent tout à fait pertinentes. Trois me paraissent particulièrement importantes, voire décisives si l'on veut réhabiliter nos enseignants pour lesquels j'ai une admiration et un respect sans bornes vu leur implication dans ce qu'il faut bien appeler un sacerdoce.

    Tout d'abord, ainsi que beaucoup de métiers à responsabilité comme les médecins, les maires (qui n'est pas un métier mais s'y apparente parfois) et autres infirmières qui sont méprisés ou dénigrés à la moindre action, il faut absolument faire en sorte qu'ils soient respectés. Nous savons que ce pays est celui qui comporte, en ce qui concerne le foot par exemple, le plus grand nombre de sélectionneurs ! Il en est de même avec l'école où beaucoup de “parents” s'érigent en inspecteurs d'académie sans la moindre vergogne et n'hésitent pas à s'immiscer dans le processus éducatif des enseignants pour leur dire leur fait. C'est inadmissible et cela doit cesser impérativement.

    Ensuite, un salaire décent, voire attractif serait le bienvenu parce que motivant dans beaucoup de situations, même si pas prépondérant. C'est évident.

    Enfin, une administration plus attentive à la formation, au bien-être et aux conditions de travail de ses enseignants serait bien vue. Dans n'importe quelle entreprise privée, si ces fondamentaux ne sont pas respectés, même si la charge de travail est importante, on verrait une fuite des cadres définitive. Le témoignage de Orlando Valerie est significatif de ces situations alarmantes.

    Oui, j'ai beaucoup d'admiration pour nos enseignants...

    • Lucien Marboeuf

      Oups, ça y est c'est corrigé ! 😉

  • Aline Fleur-Jaune

    oui etre enseignat est un tres beau metier
    transmettre un programme
    ses connaissances et ses experiences

    arreter de mettre la pression au enseignants
    laisser les faire le programme QUI DEVRAIT ETRE ALLEGER
    laisser les faire leur metier
    arreter de le lier les mains et les pieds
    arreter de ne pas les ecouter
    arreter avec vos ecrits qui n ont aucune valeurs pour le respect commencer par en avoir pour vous meme

    avant de relancer ce beau metier
    arreter de les menacer de les prendre pour du betail aussi

    j ai assez vu de chose et fait assez d action pour temoignez de ce qu il se passe dans se système pourit et que vous en avez rien a faire de ses personne qui font un metier vraiment remarquable

    faite du vide dans vos foctionnaires des hauts pouvoirs
    et retirer tout ses inspecteurs et le s directeur académique qui ne font rien de bien saut detruire démoralisés ses personne qui demande qu a faire leur metier au mieux

    l ecole se porterai bien et mieux

    valoriser l identié des ses enseignants donner leur le statut qu il merite et avec le respect

    la france y arriverai si elle arreter de vivre pré-historiquement et d aller vers lal vraie evolution du metier car il y a des point interessant pour l evolutin du metier et pour nos enfants mais qui s en soucis PERSONNE

    il sont sur le terrain eux pas comme ses planquer derrières un bureau n ecoutant que la bible des lois et se planque derriere

    la vie c est faire face les mains nues alores dasen inspecteur le ectorat et le ministères faite en autant !!!!!!!!!!!!!!!!!

    • ExquiseFrance

      D'accord avec vous.
      Mais pour l'allègement hors de question, les programmes sont bien trop longs à se mettre en place, il faut aller plus vite, les enfants sont des vraies éponges, c'est donc durant cette période qu'il faut leur enseigner beaucoup.

      C'est la méthode d'enseignement qu'il faut revoir, avec plus de participation (enfant - enseignant) et pas simplement une personne qui parle au tableau et 30 enfants assis qui s'endorme immobile sur leur chaise.
      Pour apprendre, il faut de l'implication et de la motivation.

      Faites une cour de physique au tableau.
      Refaites le même avec une autre classe avec des expériences, le changement est radical et l'information est mieux retenue.

      C'est la méthode qu'il faut donc revoir et çà tous les spécialistes le disent très bien, il faut impliquer l'enfant, en groupe à faire un échange ouvert avec le professeur.

      • amandree0

        "et pas simplement une personne qui parle au tableau et 30 enfants assis qui s'endorme immobile sur leur chaise."
        Vous croyez vraiment que c'est ainsi dans les classes d'aujourd'hui (du moins en école) ?
        Si l'instit parle au tableau sans participation des élèves, le souk est garanti en moins de 5 minutes avec les gamins de maintenant !

        • ExquiseFrance

          oh oui, oh que oui, je l'ai déjà vu plusieurs fois

  • nanettebes

    D'abord sur la formation : je ne comprend pas pourquoi pour etre prof de gym il y a une une formation spécifique de plusieurs années (STAPS) qui commence dés le BAC et pas pour les enseignants...
    Ensuite, je ne comprend pas comment on peut espérer que ça marche une école dans laquelle on a : des animateurs (Mairie), des assmats (Mairie mais sans liens avec les précédents), des instituteurs/trices (education nationale), un directeur (education natiionale mais sans liens hiérarchique avec les instits) : comment penser que tout ce monde, même plein de bonne volonté va réussir à travailler ensemble? Une vraie equipe de direction liée hierarchiquement aux autres aidera tout le monde à travailler ensemble. Ca coute pas cher, c'est 0 moyens mais ca peut vraiment changer les choses!

  • Amiral_benson

    Petite remarque : j'ai tenté à la quarantaine de passer le concours de professeur des écoles. J'ai finalement renoncé, car ma famille aurait trop souffert d'une diminution de mon salaire de plus de 50%...
    Néanmoins je tiens à préciser :
    L'accès au métier via mobilité professionnelle est quasiment impossible. En 2013, l'année de ma tentative, 8200 postes ouvert au concours dont seulement 300 en externe, pourquoi ? Et on se plaint de ne pas avoir assez de candidats ???
    l'EN fait vraiment l'effet d'une organisation qui cherche à favoriser au maximum les "insiders" : recrutons pour l'école uniquement ceux qui sortent de l'école et bien formatés par celle-ci, évitons tout regard nouveau... Les syndicats y trouvent leur compte aussi sans doute.
    La formation pour ceux qui choisissent la voix externe est inexistante : puisque vous avez passé le concours, vont être bons pour enseigner à la rentrée... Etant admissible j'avais été contacté pour faire un stage (non obligatoire) avant les oraux, mais ça n'a pas été le cas dans toutes les académies. Certains se sont vu répondre que les stages étaient réservés aux étudiants en master 2ème année...
    Franchement, vu certes de l'extérieur mais de près, la gestion des personnes à l'EN ça fait vraiment peur.

  • I’m forever alone

    Pour moi il n'y aura un changement que le jour ou le gouvernement comprendra l'importance de l'enseignement! Ce qui m'énerve tout de même c'est la façon dont les parents traite les enseignants ... Pour eux ce sont tous des faignants alors que ce sont eux qui s'occupe de leur enfants , ils font comme une double éducation ... Pourquoi parce que certains enfants sont totalement indiscipliné ! Et qui doit s'en occuper , lui montrer les valeurs du respect ? Le prof bien sur... Je veux tout de même devenir prof malgré que je pense qu'il n'y aura que peut de changement quand j'y arriverai mais je me dis qu'il faut bien que certains jeunes veuillent bien reprendre le relais parce qu'aussi non le temps que le gouvernent , que les parents voient l'importance de la culture, de la l'apprentissage , les enfants seront devenus stupides tout sa parce que le gouvernement aura voulu faire des ''économies'' .... La France est vraiment mal en point ... Je ne suis d'aucun partit , tous ce que je voudrais c'est qu'il est quelqu'un qui veuille bien prendre une décision un jour, une vrais décision au lieu de toujours se tourné vers les choses dérisoire alors que tout va mal de l'autre coté de la rive...
    Il faut un changement des mentalités pour que l'enseignement attire, ce qui ne risque pas d'arriver malheureusement ....

    • I’m forever alone

      Quelques fautes d'expression ou des mots rajoutés! Je suis désolé j'ai écris un peu vite !

  • DCE

    Vacataire dans le supérieur depuis quelques années, je constate une chose : le taux d'encadrement est pour moi fondamental. Je fais des cours avec des classes allant de 4 à 40. Cela change tout !! J'adore les classes de 10 à 20 élèves. Au-delà de 20/25, on n'est plus dans le personnel. Impossible de passer voir tout le monde lorsque je donne des exercices à faire. Au-delà de 20/25, difficile de m'assurer que personne n'est perdu, de bien apprécier chaque cas individuel. Mais au delà de ça, un bruit de fond quasi constant existe à partir de 20/25, ce qui fatigue tout le monde (élèves qui bougent, trousses, bavardages, chaises qui grincent, élèves qui toussent, qui se mouchent). Et la masse est tout de suite impressionnante avec 40 élèves. Le rapport de force s'inverse. On voit ce grand groupe d'élèves devant nous et on ne sait plus vraiment si on maitrise la situation.... Dernière chose : les correction de copies, tout ce temps indispensable passé à ne pas faire autre chose. On peut super bien payer les profs, les former 200h par an, à 35 élèves par classe, selon moi c'est perdu d'avance. Ou alors on est dans une école de centre ville avec une population "facile" et d'une certaine classe sociale, et là oui pourquoi pas. Et encore.......