Femme d'affaires, latina, et définitivement pro-Romney

Au premier étage du Cuban Club de Tampa, Teri Galvez accepte avec le sourire de répondre à mes questions : elle et son mari aiment beaucoup la France et Paris, où ils vont régulièrement en voyage. La pimpante quinquagénaire est une denrée rare pour le parti républicain : contrairement à beaucoup de membres de la communauté latino, elle vote républicain depuis près de 30 ans.

Le couple fait partie des invités triés sur le volet de la soirée donnée lundi 27 août en l'honneur des républicains latinos. Teri Galvez roulait déjà pour le GOP (Grand Old Party, surnom du parti républicain) à l'époque de ses études en Californie. Elle fait aujourd'hui partie de l'état-major de campagne de Mitt Romney pour la région de Washington. "Je ne suis pas une latina qui se trouve être républicaine, je suis plutôt une républicaine qui se trouve être latina", m'explique-telle en souriant, ses petits yeux en amande soulignés d'eye-liner fixés sur moi.

Impeccable petite robe noir et silhouette de jeune fille, c'est une femme d'affaires avertie, qui dirige une entreprise dans l'évènementiel, et s'occupe aussi du concours Miss America à l'échelon local : elle-même a été miss "il y a très longtemps", en Californie, où ses parents, Mexicains, ont immigré avant sa naissance.

"Je vote pour les choses qui sont importantes pour moi"

Si elle vote pour Mitt Romney, c'est avant tout parce qu'elle est d'accord avec lui sur la manière dont l'économie du pays devrait être gérée. Son passé de businessman est un net avantage à ses yeux. Fière de ses origines, elle revendique de ne pas être "l'électeur d'une seule cause". Comprenez : l'immigration, souvent présentée comme la clé par laquelle s'explique le vote de la communauté hispanique, majoritairement pro-Obama.

" Il y a des sujets sur lesquels ils pensent peut-être que le parti démocrate les représentent mieux, comme le droit du travail. Certains sont sûrement particulièrement sensibles à ces choses-là. Mais les gens comme moi qui sont dans les affaires, s'inquiètent plus de baisser le poids des charges et des impôts, d'avoir un environnement favorables aux petites-entreprises", explique-t-elle. "Je vote pour les choses qui sont importantes pour moi."

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