Les signes précoces de l’autisme

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Aujourd’hui, les troubles du spectre autistique (TSA) touchent environ une naissance sur 100. La prise en charge des ces troubles est donc un véritable enjeu de santé publique.

Les médecins généralistes, pédiatres, médecins de PMI et tous les acteurs de la petite enfance sont en première ligne pour détecter les signes précoces de l’autisme. Pourtant, dans notre pays, ces professionnels sont encore trop peu nombreux à être formés au dépistage. Et ce sont bien souvent les parents qui détectent les premiers les signes du trouble.

Le Centre Ressources Autismes (CRA) de la région Bourgogne vient justement d’éditer un document simple et clair à disposition des familles et des professionnels de santé pour les aider à repérer ces signes précoces.

Quels sont ces signes ?

Les premiers signes des troubles du spectre de l’autisme se manifestent chez l’enfant avant l’âge de 3 ans, et dans presque tous les cas avant l’âge de 2 ans. Il s’agit de signes d’alerte, qui peuvent évoquer un trouble du spectre de l’autisme, mais qui à eux seul ne peuvent en aucun cas permettre de poser un diagnostic (celui-ci doit être réalisé par une équipe pluridisciplinaire spécialisée). De plus, ces signes doivent être présents simultanément et persister. Pris isolément, ils ne constituent pas une alerte.

Voici les principaux signes (pour une liste plus complète et plus détaillée, vous pouvez consulter la brochure du CRA en cliquant ici) :

Entre 0 et 6 mois :

    - Ne tend pas les bras pour être pris

    - Troubles du sommeil et pleurs très fréquents sans raison apparente

    - Bébé mou ou trop raide

    - Absence de vocalises et de rires

    - Suspicion de surdité

Entre 6 et 12 mois :

    - Ne réagit pas lorsqu’on l’appelle par son prénom

    - Ne porte pas attention lorsqu’on lui montre quelque chose (peu de partage d’intérêt)

    - Ne babille pas

    - Manque d’intérêt pour l’environnement

    - Regard difficile à capter

Entre 12 et 24 mois :

    - Ne pointe pas du doigt

    - Absence ou retard de langage

    - Peu de réponses et d’initiations à la relation

    - Ne joue pas de façon appropriée avec ses jeux

    - Faible réactivité aux stimuli sociaux et de l’environnement

    - Absence de désignation d’objets à autrui

Autre signe d’alerte : une régression de toute nature observée entre 12 et 24 mois (ex : régression au niveau du langage ou dans le jeu)

Le mode d’apparition de ces signes est variable :

  • Soit dès la naissance avec une apparition progressive des symptômes.
  • Soit sous forme de rupture apparaissant vers 18 mois après une période de développement normal (impression de régression).

Pourquoi le dépistage précoce de l’autisme est-il si important ? 

Alors que le dépistage met en évidence les signes qui pourraient être prédictifs de l’autisme, le diagnostic a quant lui pour objectif d’identifier le trouble.

Le diagnostic précoce a notamment pour intérêt de démarrer le plus tôt possible une prise en charge de l’enfant avec sa famille. Et aujourd’hui, on sait que les accompagnements éducatifs sont d’autant plus efficaces qu’ils sont démarrés précocement.

Ainsi, le dépistage précoce n’a de sens que s’il est relié à un réseau de prise en charge. Or en France, même si l’on parvient à poser des diagnostics de plus en plus tôt, les prises en charge de qualité proposées aux familles et à leurs enfants restent encore marginales.

En attendant que les pouvoirs publics développent une offre de soin plus adaptée, des associations se mobilisent pour tenter de répondre à ces besoins d’interventions précoces. C’est le cas de La Vie en Bleu, une jeune association parisienne. Son action est novatrice car en plus de faciliter des prises en charges comportementales dès 12 mois, elle se donne également pour objectif de former des professionnels de la petite enfance au dépistage précoce des troubles du spectre autistique : « la vie en bleu organise des séminaires auprès des pédiatres, PMI, assistantes maternelles, crèches, instituteurs afin d’apprendre à ces professionnels à détecter les signes de l’autisme le plus tôt possible ». 

Pour toute question concernant l’autisme et sa prise en charge, vous pouvez vous rapprocher du CRA de votre région. Les coordonnées sont disponibles à cette adresse : http://www.autismes.fr/fr/carte-cra.html

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  • Tahititoutou

    Je me demande vraiment... Dans certains cas, est-ce vraiment un trouble??? Dans les cas d'autisme Asperger par exemple.

    Voici quelques caractéristiques des autistes Asperger.
    * Un Q.I. généralement très au-dessus de la moyenne.
    * Ils sont épris de justice sociale au point de s'oublier pour le bien commun.
    * Ils sont très mal à l'aise de mentir. Faut dire aussi qu'ils n'en n'ont généralement pas besoin.
    * Ils pensent différemment : ils ont tendance à avoir une vue d'ensemble des événements et de leur milieu.
    * Ceci les rend souvent révolutionnaires, lanceurs d'alerte, objecteurs de conscience. (Écoutez Brassens...)
    * Ça les rend aussi découvreurs et inventeurs.
    * Ils sont capables de demeurer concentrés sans distractions dans le silence sur un sujet non seulement pendant des heures, mais pendant des mois. (Les non autistes peuvent demeurer concentrés sans distractions quelques minutes seulement à moins d'avoir suivi un entraînement intensif, en yoga par exemple. Ils peuvent alors demeurer concentrés une couple d'heures max.)
    * Ils ont un sens aigu de la propriété matérielle et intellectuelle : voler les déstabilise et ils s'en sentent mal.
    * Ils ont un souci scrupuleux inné de la vérité, ce qui fait que plusieurs deviennent scientifique et que très peu deviennent vendeurs, hommes d'affaires ou politiciens.
    * Ils cherchent à comprendre le fonctionnement et le fond des choses et des gens.
    * Peu communicateurs (autistes, quoi!) ils ne communiquent qu'avec précision et que lorsqu'utile ou nécessaire.
    * Capables de concentration prolongée et de comprendre le fond des choses en plus d'avoir de naissance un Q.I élevé, la plupart sont des génies en sciences et plusieurs l'ont été en arts.

    Voici quelques autistes Asperger célèbres : Louis Aragon, Ludvig van Beethoven, Alexander G. Bell, Susan Boyle, Georges Brassens, Marie Curie, Bob Dylan, Albert Einstein, Léonhard Euler, Temple Grandin, Vincent van Gogh, Glen Gould, Steve Jobs, Nikola Tesla, Virginia Wolf...
    ...et un moins célèbre : moi! Alors, pour tout vous dire, j'aimerais que les sous-doués, les socialement trompeurs, les amateur de "small-talk" et autres frivolités, c'est à dire les non autistes, et les psychologues et psychiatres qui se prennent pour des vrais scientifiques NOUS FOUTENT UN PEU LA PAIX avec ce qu'ils croient être notre "Trouble Envahissant du Développement". Être "Aspie" (autiste Asperger) N'EST PAS un dysfonctionnement ni un trouble. Écoutez cette vidéo si vous comprenez l'anglishe.

    • jeromelichtle

      Bonjour,
      Je vous remercie pour votre message. Je suis d'accord avec vous, pour moi l'autisme est "simplement" une autre façon de "fonctionner". Cependant, pour une majorité des personnes autistes et leurs familles, le dépistage me parait essentiel pour au moins une raison : proposer un accompagnement adapté le plus tôt possible pour maximiser les chances d'autonomie. Les familles ne veulent pas qu'on leur "foutent la paix" comme vous dites, elles souhaitent au contraire être aidées pour mieux comprendre leur enfant, mieux vivre au quotidien et permettre que leur enfant s'épanouissent le mieux possible en tenant compte de leurs "particularités".
      Je reste à votre disposition si jamais vous souhaitez témoigner sur ce blog.
      Cordialement.

      • Tahititoutou

        Merci de votre réponse jeromelichtle. Aider les familles oui, oui, oui! En effet, les parents neurotypiques (autre nom pour non-autistes) sont dépourvus devant le comportement étrange de leur enfant autiste. C'est encore pire si, au lieu d'avoir un enfant autiste Asperger, il ont un enfant autiste Känner (le genre complètement renfermé, qui semble avoir un QI moins que minimum parce qu'il est capable de calculer un logarithme plus vite qu'un ordinateur ou comprendre l'intrication quantique mais n'a jamais pu apprendre comment nouer ses lacets). Aider les parents (et les frères et soeurs) à vivre avec l'autiste (je n'ai pas dit "à communiquer avec", ce qui est autre chose), OUI! Aider l'autiste à s'orienter dans la société malgré des déficiences d'adaptation (je reviens sur ce sujet ci-dessous) et de communication, OUI! Le diriger vers un milieu ou une profession où ses immenses talents pourront servir, OUI! Mais essayer de "guérir" l'autiste comme le font certains neuropsychiatres et (encore pire!) des psychanalystes (si si, en France on fait cette folie), là NON!!!

        Mais la chose à ne pas faire est d'essayer de rendre l'autiste "normal". Que veut dire "normal"? Ce mot a deux sens très différents. Le premier serait "qui fonctionne conformément à son but". Ainsi, une fourchet qui permet de facilement piquer sa nourriture et la porter à sa bouche est normale. Le second sens, qui est celui du DSM, est "centré dans un échantillon statistique". Dans ce sens, une fourchette en plastique, qui casse si vous essayez de piquer un steak, est normale ; et une qui fait bien son travail n'est pas normale. En ce sens, "normal" est synonyme de "médiocre" (du latin "medius": centre). Une personne statistiquement normale n'est ni bonne ni mauvaise, ni géniale ni stupide, ni très riche ni très pauvre, ni champion olympique ni ankylosée : elle est "moyenne", ou "médiocre". Adapter l'autiste à la société? Je suis persuadé qu'être "normalement" adapté à une société malade, comme le suggère le DSM, n'est pas un signe de santé mentale! La société a beaucoup à apprendre des autistes, pas l'inverse! D'ailleurs n'est-ce pas eux (et certains bipolaires comme Florence Nightingale) qui ont transformé notre société pour le mieux en lui enseignant le respect de la vérité, la démocratie, la philosophie stoïciste, la Relativité etc. alors que les neurotypiques nous ont enseigné le capitalisme, le chacun-pour-soi, la distraction, la philosophie épicurienne (et pire : la "philosophie" éristique!!!) etc...

        OUI, je répète : OUI, aidons les familles des autistes (je n'ai pas dit "des enfants" autistes : j'ai plus souffert du rejet et de l'incompréhension sociale comme adulte que comme enfant). Aidons les autistes à faire fructifier leurs talents exceptionnels, pour leur plus grand bien et pour celui de la société. En se rappelant que l'autisme N'EST PAS une maladie, mais des talents et des carences (besoins) différents.

        Ne sombrons pas dans l'erreur dénoncée par Brassens, qui nous dit que "les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux".

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