Coincée dans la tempête Harvey, une Française raconte son évacuation

Quand Laura Ismar a quitté la France le 21 août dernier pour devenir fille au pair aux États-Unis, la jeune éducatrice spécialisée était loin d'imaginer ce qui l'attendait. Quatre jours seulement après son arrivée, la tempête Harvey frappe Houston, sa ville d'accueil. Hier, Laura et sa nouvelle famille ont roulé toute la journée pour fuir la montée des eaux. Récit. 

"C'est la panique. Nous sommes en voiture en train d'évacuer vers l'ouest, mais nous ne savons pas vraiment où aller". Il est 13h19, lundi 28 août, lorsque le premier contact est établi avec Laura. Par l'intermédiaire de Facebook, la jeune femme âgée de 22 ans envoie régulièrement des messages ainsi que des photos décrivant le chaos et les inondations qui l'entourent. "Tout le monde parle vite, je ne comprends pas tout. Je sais seulement que la situation est vraiment préoccupante" rédige Laura à la hâte, dont le niveau d'anglais est encore faible.

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Laura a découvert New York pour la première fois.

En arrivant aux États-Unis, Laura était loin de se douter qu'elle serait un jour témoin d'un tel désastre. Basée pendant quatre jours dans l'État de New York pour une formation, Laura s'envole vendredi dernier pour Sienna Plantation, dans la banlieue sud de Houston, où habite sa famille d'accueil. Inquiète, elle s'informe régulièrement sur internet de la progression de la tempête tropicale, encore catégorisée comme ouragan. Son vol est maintenu, mais un élément la trouble : "L'avion était vide. Il devait y avoir 30 passagers tout au plus. Je me suis demandée si les gens avaient annulé au dernier moment leur voyage".

Malgré quelques turbulences, l'appareil atterrit sans encombres au Texas. L'excitation de la Française dissipe toutes craintes quant à l'approche imminente d'Harvey. Pourtant, ce dernier est proche, avec dans son sillage ses premières manifestations météorologiques. Des pluies torrentielles s'abattent sur la ville pendant tout le week-end, faisant presque déborder la rivière proche de la maison. "Les parents étaient constamment branchés sur les chaînes d'information. Ils ont  même commencé à scanner les documents importants comme les carnets de santé et les passeports" relate Laura.

Un risque d'inondation trop important

Laura comprend que la situation se dégrade hier matin quand le père de la famille fait irruption dans la cuisine. "J'étais en train de préparer des crêpes lorsqu'il nous a dit : Préparez des affaires pour les enfants, préparez des affaires pour vous. Dès que vous êtes prêtes, on y va", se souvient aux mots près la jeune Française. Cette dernière se précipite alors dans sa chambre et pioche au hasard des vêtements qu'elle jette dans un sac. Elle prend également le soin d'envelopper son passeport et son visa dans un sac plastique pour les protéger de l'eau.

Avant de quitter la maison, les parents, Laura et Magdalena, l'autre fille au pair de la famille, mettent en sureté le mobilier et les objets électroniques au premier étage. La famille charge les deux 4x4 stationnés devant la maison et se sépare : Laura accompagne la mère et ses deux fillettes âgées de 4 et 6 ans, tandis que Magdalena suit le père et son fils de 9 ans. "Quand la maman s'est mise à prier, j'ai vraiment paniqué. Je ne comprenais pas tout mais pendant tout le trajet, elle répétait sans cesse : "Thanks God" et "Jésus", se remémore Laura.

Un périple long et dangereux

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L'inondation des routes rend la conduite difficile.

Les deux véhicules foncent en direction de l'ouest, afin de s'éloigner de la trajectoire de la tempête qui se dirige vers la Louisiane, à l'est de Houston. Assise sur le siège passager, Laura immortalise avec son téléphone les routes complètement inondées. Les aires de jeux, les piscines et les parcs sont submergés. Les marques de signalisation au sol sont invisibles, si bien que la famille roule parfois sur les trottoirs. "Ce n'est que lorsque les roues heurtaient la bordure qu'on s'en rendait compte".

Les yeux rivés sur son portable, Laura est en charge d'informer la mère de famille de l'état des routes. "Nous avions un groupe WhatsApp sur lequel des amis des nous envoyaient constamment des indications sur les itinéraires à prendre". 

300 km en 7 heures 

Soudain, la voiture conduite par le père tombe en panne. Impossible de la redémarrer. Son fils, Magdalena et lui sont alors secourus par un groupe de résidents mexicains qui les transportent dans leur remorque jusqu'au second véhicule, où ils s'entassent avec le reste de la famille. Par chance, un convoi de la Garde nationale qui se dirigeait vers Houston les aide à tracter le véhicule immobile hors de l'eau. "Nous avons été obligés de l'abandonner sur un pont, en espérant le retrouver intact au retour" confie Laura, abasourdie par le souvenir de cette scène chaotique. "Je me croyais dans un film".

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Magdalena et Laura gardent le sourire malgré cette incroyable aventure.

La famille texane pose finalement ses valises dans un hôtel d'Austin vers 18h00. Il aura fallu sept heures pour parcourir les 300 kilomètres séparant les deux villes. En temps normal, trois heures suffisent. Laura peut enfin rassurer ses parents en France. Pour la première depuis son arrivée dans le pays, elle voit enfin le soleil. "En une semaine, j'ai dû faire face à un ouragan. Malgré tout, cette épreuve ne m'a pas donné envie de rentrer en France".

Yelen Bonhomme-Allard 

"Ma transsexualité n'a pas déterminé mon choix de carrière"

Darla Lannert, transsexuelle de 64 ans, a porté son ancien prénom d'homme durant 49 années, dont 3 pendant son service dans la marine américaine. Depuis l'annonce de Donald Trump, mercredi, interdisant l'accès aux personnes transgenres dans l'armée, l'ancienne militaire du Wisconsin ne décolère pas. 

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Lors de son entrée dans la marine en 1970, Darla portait encore son nom de garçon, Rick.

Comment avez-vous reçu l'annonce de Donald Trump ? 

J'étais sous le choc car cette déclaration n'est rien de plus qu'un acte discriminatoire contre une population déjà marginalisée.

Etre transgenre n'a aucun rapport avec notre travail. Si je me suis engagée dans la marine, c'était par amour pour mon pays. Je voulais me rendre utile en le protégeant. Ma transsexualité n'a pas déterminé mon choix de carrière.

Publier ce dossier sur Twitter était-il un acte approprié ?

Outre l'annonce elle-même, c'est la façon dont le président l'a communiquée qui me scandalise le plus. Trois tweets sur internet... j'ai l'impression de voir mon petit-fils de 8 ans derrière son ordinateur en train d'écrire des sottises, sans même penser aux conséquences de ses actes. Le comportement insensé de Donald Trump donne l'impression qu'il s'est réveillé un matin en se disant : "Je vais twitter quelque chose de stupide et on verra bien les réactions que cela va susciter". C'est le président des Etats-Unis tout de même ! Son attitude est vraiment irrespectueuse envers le peuple américain et, en particulier, la communauté transsexuelle.

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En 2002, Darla a jeté ses affaires d'homme et assumé au grand jour son identité de femme.

Le principal motif évoqué par Donald Trump est le coût financier, cela vous semble justifié ? 

Mon dieu, non ! Officiellement, il y aurait actuellement environ 15 000 personnes transgenres en service dans l'armée. Le coût de leurs traitements hormonaux s'élève à 8 millions de dollars par an. Cette somme ne représente qu'un faible pourcentage du budget de l'armée.

Chacun vit différemment sa transition. La plupart des transgenres n'ont pas recours au changement de sexe, possible grâce à une opération chirurgicale. Il faut compter entre 25 000 et 30 000 dollars (21 000 à 25 000 euros) sans prise en charge de la part des assurances. Un tel montant freine forcément les petits porte-monnaie.

La Marine est un monde réputé viril, comment y avez-vous vécu votre transsexualité ? 

J'ai servi mon pays dans le silence et le secret. Je me suis engagée à 17 ans, en janvier 1970, pendant trois ans dont 20 mois au Vietnam. Je n'ai jamais parlé de ma transsexualité à qui que ce soit jusqu'en 2002. J'avais peur pour ma vie, d'être tuée, mais également d'être exclue de la Marine sans ménagement. J'ai aussi été victime de maltraitance et d'abus sexuels en exercice.

De mon temps, le sujet était tabou et méconnu. Je n'avais pas les mots pour décrire ce que je ressentais. J'avais ce sentiment d'être la seule personne dans ce cas et que personne ne pouvait me comprendre. J'ai peut-être rencontré des personnes transgenres pendant mon service. Je ne sais pas. Elles ont gardé le silence, comme moi.

Yelen BONHOMME-ALLARD

Coup de crayon d'un artiste londonien sur la vie frénétique autour de la Maison-Blanche

Le New-York Times Magazine a publié, dans son édition de mardi en Une, l'illustration d'Andrew Rae, dessinateur londonien. Le croquis, intitulé "This Town Melts Down", autrement dit, "Cette ville fond" met en exergue, avec humour, tous les faits politiques marquants depuis l'investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche.

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1. Comment expliquez-vous le choix de ce sujet ?

A. R : C'était une commande du New-York Times Magazine. A ce moment-là, je ne connaissais pas encore le titre exact du projet. Il m'a été présenté comme un "profil de la capitale pendant ce qui a été une période incroyablement tumultueuse". Peur et répugnance au temps de Trump : j'étais certain que cela aller être amusant à faire ! C'est une situation très étrange comment la pire politique engendre la meilleure des satires.

Lors de l'élaboration, je me suis beaucoup entretenu avec Gail Bichler, la directrice artistique du New-York Times Magazine. Elle m'a envoyé une liste de propositions, j'ai choisi les plus réalisables, et apporté ma touche personnelle en ajoutant quelques éléments. Par exemple, l'équipe du journal souhaitait un grand oiseau Twitter cachant le soleil. Mais je trouvais qu'une nuée d'oiseaux s'envolant de la Maison-Blanche était plus représentatif.

2. Quelles références politiques sont présentes au sein de votre illustration ?

A. R : Pour n'en citer que quelques unes, on retrouve Maggie Haberman avec un assistant lui chuchotant à l'oreille, Sergey Kislyak allongé sur un canapé et des personnes aisées en train de jouer au golf. L'Air Force one volant au-dessus du Mar-a-Lago était l'une des suggestions qui n'a pas fonctionné par exemple. J'ai soumis l'idée d'un monstre des marais et l'équipe a imaginé un monstre sortant de l'eau pour envahir la scène, ce qui était une très bonne idée.

Aussi, très tôt, nous avons décidé de ne pas introduire Donald Trump dans l'image. Tant mieux, car je suis un peu fatigué de le dessiner, bien qu'il soit représenté par une sculpture de glace dans la seconde illustration. Enfin, j'étais tenté de donner à la scène un ciel sombre, mais finalement l'opposition du ciel bleu lumineux à cette scène de chaos a plus d'impact il me semble.

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Illustration publiée dans le New-York Times Magazine mardi 11 juillet 2017.

3. Quels messages souhaitez-vous transmettre à travers vos réalisations ?

A. R : En général, mes dessins tentent de refléter ma vision du monde. Je ne veux pas ramener un message sous la gorge de qui que ce soit, mais je ne peux pas m'empêcher de laisser mes croyances s'infiltrer dans mon travail. Par exemple, il m'arrive parfois de dessiner le même genre d'images, mais seulement s'il s'agit de quelque chose auquel je crois. J'en tire ainsi beaucoup plus de plaisir.

4. Hormis la politique, quels sujets vous passionnent ?

A. R : J'ai écris un roman graphique intitulé Tête de lune et la machine à musique, (en anglais Moonhead and the Music Machine) que je suis actuellement en train d'adapter en programme pour enfants à la télévision. J'affectionne également la science, l'éducation, la machinerie, la technologie et l'environnement. J'aime dessiner des personnages expressifs corporellement, mais ce que je préfère c'est laisser libre court à mon stylo et découvrir quelles étranges créatures vont naître sur le papier.

Yelen BONHOMME-ALLARD

[Opinion] Trump face au Congrès: plus présidentiel et discours bien orchestré par son service de presse

L'atmosphère politique est électrique en ce moment à Washington DC, autrefois ville joyeuse où galas et soirées mondaines faisaient partie du charme de la ville.

 La couverture du Time de la semaine du 13 février 2017. Trump en plein milieu d'une tempête politique. "Nothing to see here" (Rien à voir ici).


La couverture du Time de la semaine du 13 février 2017. Trump en plein milieu d'une tempête politique. "Nothing to see here" (Rien à voir ici).

Donald J. Trump est arrivé au pouvoir le 20 janvier dernier, et depuis, la ville retient son souffle en attendant le prochain dérapage. Il se met à dos les médias - pardon, il insulte les journalistes - et crée des tensions au sein même de son administration et du Congrès, pourtant républicain.
Le nouveau Président élu a tout misé sur son discours d'hier soir, mardi 28 février, face au Congrès. Comme chaque année, le Président s'est exprimé devant les deux chambres réunies dans le cadre d'une session commune ("joint session") durant laquelle le Président a dévoilé ses projets pour l'année à venir.

C'est un passage obligé pour le Président qui espère unifier le pays et avoir l'accord du Congrès pour de nouveaux budgetsde nouvelles propositions de lois et autres décisions budgétaires. Il a donc tout intérêt à faire preuve de diplomatie. Une condition remplie par Trump qui a évité tout débordement en soignant son ton présidentiel. 

Discours du Président Trump le 28 février 2017.

Pendant plus d'une heure, nous avons eu droit à un mélange de discours de campagne, d'approximations, d'exagérations, d'affirmations péremptoires et hors de contexte. Cependant, impossible de lui reprocher de ne pas avoir cherché à provoquer et d'avoir soigné son langage.
Combien de sites internet ont-ils déjà écrit des articles sur "les fact checking"? "Cqu'il faut retenir de son discours"? "Les cinq phrases les plus marquantes"... Mais de nombreux articles ont déjà résumé, revu et corrigé le discours des dizaines de fois pour nous. 

Cette couverture médiatique semble avoir omis un des éléments clés de l'événement d'hier soir: le rôle du service de presse de la Maison Blanche lors du discours de Donald J. Trump.

Comme toujours, les journalistes de Washington reçoivent les discours, ou du moins les grandes phrases d'un discours du président, quelques heures avant le début de l'allocution. C'était aussi le cas avec Barack Obama. Cela permet aux journalistes de travailler plus rapidement et de publier leurs articles à la seconde où le discours se termine. Jusqu'ici, rien d'anormal.
Cependant, alors que nous étions tout ouïe, regardant ce discours tout en twittant les remarques du Président, il était impossible de ne pas se rendre compte qu'à la fin de chaque idée ou thème expliqué et présenté au Congrès, nous (journalistes) recevions à l'instant même un email du service de presse de la Maison Blanche résumant ce que le Président venait de dire.

Ces emails démontraient en quoi Donald J. Trump avait raison, pourquoi il devait s'occuper de ce pays abîmé par l'ancien Président, donnant par là même des informations nouvelles, que les journalistes pouvaient alors tout de suite utiliser pour écrire leurs articles.

Cela est arrivé à neuf reprises en moins d'une heure de discours. Recevoir tant d'emails du service presse n'a jusqu'ici rien de nouveau, mais le contenu de ces emails étaient pour le moins déconcertant.

A leur lecture, il apparaît très clairement que la Maison Blanche s'attend à ce que nous utilisions ces informations, comme l'on donne du pain aux oiseaux. Le service de presse nous mâche donc le travail afin que nous (journalistes) ne pouvions pas inventer des informations et alimenter nos articles de "fake news" dont l'administration Trump se plaint régulièrement.

Cependant lorsque l'on compare les emails du service de presse de la Maison Blanche aux articles fact checking du New York Times (ennemi public numéro un de Donald J. Trump) et de l'agence de presse Associated Press, certaines informations diffèrent.

L'un des premiers emails que nous recevons résume ce que le Président Trump a accompli lors de ses 40 premiers jours à la Maison Blanche. Cet email, envoyé pendant le discours, vient du service de Presse. Il est écrit " FOR IMMEDIATE RELEASE" (pour diffusion immédiate) en haut de l'email, comprenez: les journalistes peuvent utiliser et publier ces informations. Serait-ce une stratégie de la Maison Blanche pour que les journalistes écrivent des articles en faveur du président? Il semble que nous n'écrivons que des articles négatifs sur le président, nous sommes "les ennemis du peuple", comme il l'explique dans un tweet vendredi 24 février dernier.

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Il devient logique pour la Maison Blanche de nous envoyer des emails nous rappelant toutes les bonnes choses que Trump a déjà accomplies, lorsque nous, reporters à Washington DC, n'écrivons que mensonges et sommes "d'ennemis pour le peuple américain" dans un tweet le 17 février dernier. 

Cela n'a pas empêché les journalistes de médias reconnus tels que le New York Times, le Washington post, et Associated Press, entre autres, de faire leurs propres analyses, c'est-à-dire des "fact checking", un nouveau genre d'article devenu incontournable. Autant vous dire que le Président est loin d'être exemplaire. (Voir liens au début de l'article.)

Des journalistes dans la salle de presse de la Maison Blanche, après l'exclusion de plusieurs médias d'un point presse du porte-parole de la présidence, le 24 février 2017, à Washington. (YURI GRIPAS / REUTERS)

Des journalistes dans la salle de presse de la Maison Blanche, après l'exclusion de plusieurs médias d'un point presse du porte-parole de la présidence, le 24 février 2017, à Washington. (YURI GRIPAS / REUTERS)

Alors qu'il y a quelques mois, les journalistes et la Maison Blanche travaillaient ensemble pour respecter au maximum le premier amendement (liberté de la presse), cherchant à améliorer les relations entre les deux en permanence, nous sommes maintenant devenus les parias, des menteurs à qui il ne faut pas parler, nous interdisant même l'accès à la conférence de presse quotidienne, qui était devenu l'un des symboles de la démocratie et de la liberté de la presse. C'est donc sans surprise qu'après de longues recherches, nous n'avons pas trouvé de médias influents utilisant les informations données par la Maison Blanche.

Reporters sans frontières, article complet: https://rsf.org/fr/actualites/les-etats-unis-la-41eme-place-du-classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse

Reporters sans frontières, article complet: https://rsf.org/fr/actualites/les-etats-unis-la-41eme-place-du-classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse

Bien essayé, mais les journalistes ont choisi leur camp et gardent leur indépendance.

Emails venant du service de presse de la Maison Blanche pendant le discours de Donald J. Trump au Congrès. 28/02/2017. Cliquez ici

 

Clémentine Boyer Duroselle