VIDEO : escapades italiennes dans cinq villages d'exception

Cinquième pays le plus visité au monde, l'Italie attire avec son climat, ses villes, sa gastronomie, son histoire et bien d'autres choses. Plus de 50 millions de touristes ont visité le "bel paese" en 2016. Dans l'ombre de ses villes connues dans le monde entier, ses villages cachent eux aussi de nombreux trésors. Découvrez cinq d'entre eux.

Polignano a Mare, la ville blanche des Pouilles


Voyage : les Pouilles italiennes, un fragile paradis bleu

Quand elle était grecque, elle s'appelait Neapolis, la nouvelle ville. La petite cité de Polignano a Mare a ensuite été tour à tour romaine, arabe et même normande. Cela fait 25 siècles que du haut de sa falaise, la ville blanche domine l'Adriatique. Comme chaque jour à l'aube, Domenico part au large. Il répète les mêmes gestes depuis 50 ans. Il est loin le temps des pêches miraculeuses. Polignano a longtemps été un simple village de pêcheurs. La petite cité des Pouilles est d'ailleurs tout entière tournée vers la mer. Aujourd'hui encore, au cœur de son dédale de ruelles, de placettes et d'églises, vestiges de sa splendeur, il y a toujours en toile de fond le bleu intense de l'Adriatique.

Une cité bâtie sur des grottes

En 1958, Domenico Modugno chantait Nel blu dipionto di blu, plus connue sous le titre de sa reprise en anglais, Volare, un hymne à son village natal. Une statue trône au centre du village pour rappeler ce titre mythique de l'enfant du pays. Un succès dont les habitants de Polignano sont aujourd'hui aussi fiers que de leurs calanques aux eaux turquoise, cachées entre les falaises. C'est de l'une d'elles qu'un géologue local, part inspecter les grottes marines au-dessus desquelles le village est construit. La grotte la plus spectaculaire est un véritable palais aquatique. Dans sa partie supérieure, elle abrite un restaurant de luxe ; un lieu magique, mais fragile. Depuis toujours, celles-ci servent aussi de plongeoirs naturels. À Polignano, on dirait que, comme dans la chanson, tout le monde ne rêve que de voler dans le bleu infini.

Les mille et une couleurs de Burano


Voyages : les mille et une couleurs de Burano

Arriver à Burano par la lagune, c'est comme se glisser dans un tableau du XVIIe siècle, se laisser envahir par une explosion de couleurs. Gino aime entrer le matin dans la petite cité vénitienne. En tant que peintre du village, il connaît bien ces maisons. Il a travaillé sur la plupart d'entre elles. "L'histoire raconte que chaque maison est de couleur différente car cela permettait aux pêcheurs de la ville de reconnaître la leur lorsqu'ils revenaient de 5 ou 6 mois en mer." Ce jour-là, il va faire quelques finitions sur la maison d'un ami.

Une barque pour partir pêcher

Depuis 400 ans, les petites maisons de pêcheurs, toutes identiques, arborent chacune une façade d'une couleur éclatante, différente de sa voisine. Aujourd'hui encore, tout le monde a devant chez soi une barque pour partir pêcher dans la lagune, avec Venise en toile de fond. Marco est un Français originaire de Burano. Avec sa femme Françoise, il revient régulièrement sur l'île dans la maison de ses ancêtres. Une maison de pêcheurs, qui n'a jamais changé de couleur, rouge éclatant, où l'on vivait nombreux, parfois à douze par famille. "A l'époque, il y avait cinq, six personnes qui dormaient dans une seule pièce. La vie était très dure, il n'y avait qu'un seul salaire par famille. La seule nourriture était seule du père, grâce à la pêche du jour."

L'autre activité de l'île est la dentelle. A 75 ans, Paola manille l'aiguille depuis l'âge de 10 ans. "Toutes les femmes de l'île se rassemblaient sur les petites places. Nous, les enfants, on restait à côté d'elles et on apprenait la dentelle". Paola a bien essayé d'habiter en dehors de son île, sans succès. "Ici, on se connaît tous. Tout est à dimension humaine."

Si Burano n'échappe pas à son succès et est très prisée par les touristes, il suffit souvent de traverser un pont, de se perdre au bord d'un canal, pour abandonner la foule et s'engager dans des ruelles intactes et tranquilles du cœur de Burano, "le village arc-en-ciel".

 

Escapade au Moyen-Âge à San Gimignano


Voyages : San Gimignano, escapade au Moyen-Âge

Au coeur de la campagne Toscane, on l'appelle le "Manhattan du Moyen-Age. Des 72 tours construites à l'époque, beaucoup sont encore debout. À San Gimignano, elles se font face depuis toujours, au coin des ruelles ou des places. Chacune veut montrer qu'elle est la plus grande. Pierre-Luigi habite l'une d'entre elles. Une tour, mais aussi un ancien palais."Elle est vieille de 1 200 ans et donc vivre dans cette tour, c'est comme vivre dans le passé, dans l'histoire. J'ouvre les fenêtres, et j'admire ce cadeau divin qu'est ce village", explique-t-il.

Le nectar des rois et des papes

La tour, c'est un petit coin de paradis pour Pierre-Luigi et sa famille, d'autant qu'elle a une vue imprenable sur les vignes et les oliviers de Toscane. Pierre-Luigi vient souvent ici entre ciel et terre. La force de San Gimignano : sa position stratégique sur la route qui reliait Rome au reste de l'Europe. Le village a aussi bâti sa renommée sur son vin. Au Moyen-Âge, c'était le nectar des rois et des papes. On en buvait dans toutes les cours d'Europe, jusque sur les tables des rois de France. Ce vin fait la fierté de San Gimignano comme la gastronomie de Toscane.

 

Alberobello

 


Voyages : sur les toits d’Alberobello

Blottis les uns contre les autres, fièrement dressés vers le ciel, les toits uniques d’Alberobello font la fierté de la petite cité depuis la nuit des temps. Ici, même les églises sont en forme de cône. Ses constructions étranges en forme de pyramide datent du 14e siècle. La légende raconte que les 2000 batisses du villages auraient été construites sans mortier. Le but : pouvoir être démontées très vite afin d'éviter de payer "l'impôt royal" sur les maisons. Sur chaque toit, une inscription à la signification souvent mystérieuse.

Pour construire ces toits atypiques, une famille de maçons depuis 4 générations. Comme ses ancêtres, Francesco ne travaille qu'un matériau : la pierre calcaire. La technique n'a pas changé depuis la préhistoire et promet aux maisons une longévité exceptionnelle, jusqu'à 300 ans.

Et ses habitants ne se verraient vivre nulle part ailleurs : Francesco est né dans un trullo comme son père et son grand-père. À l’époque, dans ces petites maisons, la vie était difficile : "Enfants on dormait ici, il y avait un seul lit pour nous les quatre frères. Juste ici, il y avait un petit lit, et là dormait la grand-mère. Là, cela a toujours été la cuisine, et cette pièce c’était la chambre de mes parents. Aujourd’hui c’est la nôtre. À l’époque, il n’y avait pas de portes, juste des rideaux."

Un village qui réunit toutes les générations

Cet après-midi, Francesco et sa femme Barbara sont invités à prendre le café chez leur neveu. Depuis peu, il habite dans un grand trullo juste en face de chez son oncle. Il vient juste d’y emménager après l’avoir restauré.Vivre dans ces murs centenaires leurs permettent d'être plongé dans le passé. "Ici, tu réalises qu'avant toi ont vécu d'autres générations. Il  y a donc l'histoire. C'est beau, et ça rend heureux!".

Erice, entre ciel et terre


Feuilleton : à la découverte d'Erice, petit village de Sicile perdu entre ciel et terre

Perché sur son éperon rocheux, Erice domine les paysages grandioses de Sicile, en Italie. Dans l'Antiquité, le village fortifié était dédié à Aphrodite, la déesse grecque de l'amour. Longtemps laissée à l'abandon, la petite cité médiévale vit une renaissance. La plus belle des manières pour arriver à Erice, la plus dure aussi, c'est à pied, par les coteaux escarpés. Deux habitants du village ont relevé le défi, pour une promenade à 800 mètres au-dessus de la mer. Une marche à un rythme soutenu que les deux amis adorent faire.

Des gâteaux à la pâte d'amande présentés comme des bijoux

Au Moyen Âge, le petit bourg comptait une centaine d'églises. De cette époque, Erice a conservé ses ruelles, tellement étroites que même le vent de la mer n'en trouve le chemin. Au détour de l'une d'elles, comme chaque matin, Sergio se rend à son travail, ou plutôt à sa passion : les tapis d'Erice. Dans sa petite boutique, Sergio s'inspire de ce que les femmes ont toujours fait au village. À Erice, l'histoire n'est jamais loin, pas seulement parce que l'architecture la rappelle sans cesse. Elle est présente aussi par certains trésors culinaires, des pâtisseries siciliennes présentées comme des bijoux. Ici, les après-midi sont obligatoirement consacrés aux gâteaux à la pâte d'amande ou fourrés à la crème pâtissière. Des monuments préparés avec passion par Maria, 80 ans, qui respecte à la lettre les recettes d'antan.

Publié par François Beaudonnet / Catégories : Non classé

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