Crise des migrants : « Les États doivent prendre leurs responsabilités ! »

UE

Face à l’afflux des migrants et sous pression de l’opinion publique, l’Union Européenne a mis en place un « plan de répartition » des migrants par pays membres. 4 mois après cette décision, le programme semble mal fonctionner. Le Commissaire européen à la Migration reconnaît un échec et rappelle les États membres à leurs responsabilités.

Un million, c’est le nombre de migrants que l’Europe a dû accueillir en 2015. L’UE a donc réagi en installant en Grèce et en Italie - premiers pays exposés aux flux migratoires - des « hotspots », des centres censés organiser l’accueil et l’enregistrement des candidats réfugiés. Seuls 4 des 11 hotspots prévus sont pour l'instant mis en place, mais ces hotspots doivent permettre une meilleure répartition de ces migrants dans les différents pays de l’Union,  par quotas. Au total, 160 000 syriens, irakiens et érythréens devraient être relocalisés en Europe en deux ans. Pourtant, 4 mois après cette décision, l’Union est très loin des objectifs fixés avec seulement 414 relocalisations.

La Commission reconnaît l’échec

Dimitris Avramopoulos, le Commissaire européen à la Migration, aux Affaires intérieures et à la Citoyenneté, reconnaît l’échec de ce plan de répartition et impute la faute aux États membres de l'UE qui ne respectent pas les engagements inscrits dans ce plan.

Un quart des pays membres n’ont même prévu aucune place d’accueil. C’est le cas de l’Autriche, la Slovénie, la Hongrie, la République Tchèque, le Danemark, la Croatie et la Slovaquie, qui a d’ailleurs introduit un recours contre ce plan de répartition. La France, elle, a accueilli 62 migrants relocalisés mais reste loin des 30 000 qu’elle s’est engagé à accueillir dans ce cadre en deux ans.

Regardez l'interview du Commissaire :

Guillaume Woelfle, Lilya Melkonian et Valéry Lerouge.

 

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