Le président de la République veut une inflexion de la politique migratoire [revue de presse 04/10]

Est-ce une réponse aux résultats des élections fédérales du 24 septembre et à la poussée du vote protestataire et populiste ? Hier, dans un discours prononcé à l’occasion de la fête de l’Unité allemande, le président de la République fédérale a souhaité qu’une politique migratoire « sincère » soit mis en place. En Allemagne, le président occupe un rôle essentiellement protocolaire mais sa parole, censée être au-dessus des partis, est très écoutée. Et Frank-Walter Steinmeier a été très clair: il faut dire « combien de réfugiés nous voulons, peut-être aussi combien nous en avons besoin », le pays devant « reprendre la main pour distinguer ceux qui fuient pour des raisons politiques et ceux qui fuient la pauvreté ». Avant de rappeler les devoirs des demandeurs d’asile: « apprendre l’allemand, respecter l’Etat de droit et les valeurs libérales ».

Un scandale secoue la campagne des élections législatives en Autriche

Le numéro 2 du parti social-démocrate autrichien a été contraint à la démission, un coup dur pour la campagne du premier ministre sortant Christian Kern, le tout à moins de deux semaines des élections législatives. Cette démission fait suite aux révélations de la presse autrichienne qui a enquêté sur les coulisses d’une opération de déstabilisation visant le candidat conservateur Sebastian Kurz sur les réseaux sociaux. Diffamation, commentaires xénophobes et antisémites, le but était de salir le jeune ministre des affaires étrangères, favori des élections. L’opération aurait été menée sous la houlette d’un ancien consultant des sociaux-démocrates et d’un membre du staff de campagne de Christian Kern. De ce scandale, un autre candidat pourrait sortir gagnant: le candidat d’extrême-droite (FPÖ), crédité de la deuxième place dans les sondages, loin derrière Kurz, mais à égalité avec Kern.

Qu’est-ce-qu’un bon petit-déjeuner ? Un tribunal allemand a la réponse !

Breakfast Feast

Nous en parlons souvent ici: la justice allemande a un certain talent pour statuer sur tout et n’importe quoi… Le tribunal de Munster n’a pas failli à la tradition, avec cette décision, dont le Spiegel Online se fait l’écho, qui apporte une réponse à une question essentielle (existentielle ?): comment définir un petit déjeuner ? Une tartine et un café ? Un verre de jus d’orange et des céréales ? Pour les juges, un petit-déjeuner n’est pas seulement constitué d’une tasse de café et de pain, il faut aussi de quoi accompagner, des tranches de formage ou de charcuterie par exemple. L’affaire a éclaté quand une société informatique a proposé à ses 80 employés des boissons chaudes et du pain le matin à la cantine. Les services fiscaux ont alors considéré que cela constituait « une mise à disposition gratuite d’un repas aux employés, sous la forme d’un petit-déjeuner », et demandé à la société de payer une taxe de 1,50€ par employé et par jour. Les juges de Munster ont annulé ce redressement fiscal, considérant que la nourriture proposée ne constituait donc pas un « petit-déjeuner ».

Bonne journée, et bon café !

Toute l'équipe du bureau de Berlin.

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