Expulsions: l’Allemagne durcit le ton [revue de presse 09/01]

C’est assez rare que les deux bords de la grande coalition au pouvoir soient aussi vite sur un terrain d’entente. Sigmar Gabriel, le vice-chancelier SPD, et Thomas de Maizière, le ministre de l’Intérieur CDU, se sont exprimés dans les média ce week-end sur le dossier des expulsions, et ils sont tous les deux d’accord pour sanctionner les pays qui refusent de réintégrer les demandeurs d’asile déboutés. « Ceux qui ne coopèrent pas suffisamment ne peuvent espérer recevoir de notre part des aides au développement », a dit Gabriel au Spiegel, de Maizière ajoutant à la télévision publique qu’il soutenait « totalement cette idée ».
Parallèlement, Thomas de Maizière doit discuter avec le ministre de la Justice des mesures à prendre pour rendre plus rapides et efficaces les décisions d’expulsion. Le ministre de l’Intérieur aimerait notamment placer en rétention les demandeurs d’asile déboutés qui sont considérés comme des islamistes dangereux. Le ministre de la Justice propose lui d’avoir recours aux bracelets électroniques. Ce débat, sensible, n’est pas clos. Mais de Maizière a mis la pression sur ses partenaires du centre-gauche, déclarant hier à la Bild: « je ne suis pas sûr que tout le monde au SPD soit prêt à prendre des mesures fortes »…

Du sexe sur ordonnance remboursé ?

Pflegeheim

Voilà un débat comme seule l’Allemagne peut nous en offrir… Elisabeth Scharfenberg, une responsable des Verts, a proposé que les « assistant(e)s sexuel(le)s » qui interviennent dans les maisons de retraite soient pris en charge par les caisses d’assurances maladies ou les communes. « La municipalité pourrait orienter sur des offres locales, et participer financièrement au dispositif », a expliqué l’élue, s’attirant en retour une volée de bois vert. « Cette proposition est absurde », a réagi l’expert santé du SPD. « Nous n’avons pas besoin de prise en charge de la prostitution dans les maisons de retraite, mais de plus d’intimité pour les résidents ». La Bild consacre même un éditorial à l’affaire: « Cela va trop loin ! […] Bien sûr que cela doit être possible dans les maisons de retraite d’avoir des moments d’intimité à deux. Mais pitié, pas en payant. Il ne peut y avoir un droit au sexe, qui serait pris en charge financièrement ! ».

Coup de froid sur la relation de deux ours polaires danois

Bien triste histoire que celle de Ivan, un ours blanc du zoo de Copenhague. Depuis des mois, sa compagne, Noël, lui battait froid, leur vie conjugale était dans une impasse. Ils vont maintenant se séparer pour de bon, rapporte la deuxième chaine danoise. « Nos ours ne vont plus ensemble », reconnaît un responsable du zoo. « La femelle essaye toujours d’éviter le mâle, et c’est un problème. Elle nage souvent en rond parce qu’elle est stressée ». Ivan va donc quitter son « ex » pour rejoindre le Wildlife Park de Djursland, où il retrouvera d’autres ours dans un enclos de 26000 mètres carrés. Notamment Nuno, une femelle de 4 ans, qui va faire sa puberté cette année...

 

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